Luc Vandersleyen
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Au mois de juillet 2022, nous vous avions présenté la petite ABARTH 695 ESSEESSE « Collector’s Ed » qui était équipée d’un moteur thermique 4 cylindres d’1,4 l avec turbo développant 180ch à 5500 tr/min avec 250 Nm de couple à 3000 tr/min permettant de faire un 0 à 100 km/h en 6,7 secondes et d’atteindre 225 km/h. Aujourd’hui, Abarth est devenue une marque à part du Groupe Fiat et a été convertie à la propulsion électrique toujours basée sur la Fiat 500 et la 500 e.

PRESENTATION DE NOTRE ABARTH 500 e TURISMO :

Notre petit bolide était, donc, équipé d’un moteur électrique synchrone à aimant permanent de 155 ch (114 kW) avec un couple de 235 Nm venant de GKN. Ce dernier est, en fait, celui de la Fiat 500 e de 118 ch avec un couple de 220 Nm qui a été optimisé. La batterie lithium-ion de 37,8 kWh sous une tension de 400 V, comme celle de la Fiat 500 e, et fournie par Samsung, est intégrée dans le plancher entre les essieux et pèse quelques 295 kg. Ce qui améliore la répartition des masses et le centre de gravité. Le chargeur embarqué est de 11 kW et si on branche cette 500 e sur une borne rapide à courant continu, elle peut accepter 85 kW et il ne faudra que 45 minutes pour passer de 20 à 80% de charge. Cette Abarth 500 e dispose de 3 modes de conduite en actionnant une petite molette sur la console centrale : Turismo, Scorpion Street et Scorpion Track. A noter que le mode Turismo ne dispose que de 136 ch et 220 Nm et passe du 0 à 100 km/h en 8 sec. Il dispose d’une régénération (fonction « one pedal »). Le second mode, Scorpion Streetassistance de direction moins forte, accélérateur plus réactif et pas de perte de puissance, mais toujours un mode « B ». Le 3ème mode : Scorpion Track n’a pas la fonction « one Pedal ». Le réducteur est aussi différent de celui de la Fiat pour plus de réactivité.

Bien sûr, il y a aussi des freins à disques à l’arrière au lieu des tambours de la Fiat. Du côté de la suspension, sportivité oblige, les ressorts/amortisseurs sont plus fermes, tandis que jantes et pneus sont plus larges. Ces derniers, des Bridgestone Potenza, ont été développés spécialement pour l’Abarth. En plus, cette petite sportive est équipée de nombreuses aides à la conduite et spécialement sur la version « Turismo » de notre essai. L’habitacle n’est pas en reste avec de confortables sièges baquets et un volant, bien disposé et agréable avec son méplat recouvert d’alcantara comme en est recouverte la planche de bord et une grande partie de la sellerie. Cette finition est un privilège de notre version « Turismo ». En plus, le « Scorpion » d’Abarth se retrouve un peu partout, même sur le pédalier… Dans cette version haut de gamme, on dispose aussi d’un toit panoramique qui apporte beaucoup de lumière dans l’habitacle. Il ne s’ouvre malheureusement pas. Evidemment, vu la taille de la voiture, l’accès aux places arrière n’est pas très aisé et elles sont à réserver à des enfants ou à des trajets très courts car elles sont vraiment petites. Le coffre est aussi très petit avec 185 litres qui peuvent passer à 550 l. en rabattant les dossiers. Bien sûr, cette petite sportive ne mesure que 3,67 m.

EN ROUTE AVEC CETTE ABARTH 500 e TURISMO :

Avec un moteur électrique, on démarre toujours en silence, et si nous sommes assis sur de très confortables sièges baquets, l’amortissement est assez ferme, sans l’être trop. Cependant, le véhicule est très bien équilibré et se déplace avec beaucoup de dynamisme en nous offrant un véritable agrément de conduite. En ville, on apprécie sa vivacité et sa direction très bien calibrée. Bien sûr, étant donné son gabarit, elle se montre très agile et avec la puissance et la réactivité de son moteur électrique elle se faufile dans la circulation avec beaucoup de facilité. Elle se parque aussi très facilement et s’est vraiment montrée très agréable au quotidien. Ici, on a privilégié le mode « Turismo » qui avec ses réglages bien paramétrés permet une conduite dynamique sans soucis. Sur route, le mode « Scorpion Street » offre des reprises plus vigoureuses tout en conservant la conduite « one pedal ». Ce mode convient aux routes normales et aux autoroutes. Sur routes sinueuses, nous avons préféré le 3ème mode : « Scorpion Track » qui permet de profiter du dynamisme et du bel équilibre de cette petite sportive.

Les accélérations sont brillantes : 7,0 secondes pour passer de 0 à 100 km/h et on profite pleinement du moteur électrique qui a une très grande réactivité. Cependant, si le chrono ci-dessus est semblable à celui de la version thermique, la vitesse de pointe n’est plus du tout la même puisqu’on ne peut dépasser les 155 km/h au lieu des 225 km/h de la « 695 ». Certes, de toute façon ces vitesses sont prohibées, sauf sur circuit…

Cependant, comme bien d’autres constructeurs de sportives, Abarth a tenu à créer un bruit artificiel. Et donc, à la place du son mélodieux de l’échappement des Abarth thermiques, le constructeur a placé à l’arrière sous la voiture un générateur de son qui reproduit un grondement qui n’est pas très mélodieux et dont on se lasse assez vite. Il convient de préciser que ce dernier ne se trouve que sur notre version « Turismo » et donc de haut de gamme.

L’AUTONOMIE, LA CONSOMMATION ET LE PRIX DE NOTRE ABARTH 500 e TURISMO ?

Notre essai s’est fait au cours du mois de janvier avec des températures négatives. En prenant la voiture son autonomie était de 220 km et c’est cette même autonomie que nous avions à chacune de nos recharges sur les petites bornes bruxelloises de 7,4 kW. Au niveau de la consommation, nous avons consommé plus de 20 kWh avec un maximum de 24,1 kWh. Nous n’étions, donc capable de faire à peine plus de 100 km avant de devoir recharger. Heureusement, en ville avec la régénération on peut avoir une consommation un peu inférieure. Avec l’Abarth thermique, nous avions consommé environ 8 l/100 km. Avec le réservoir de 35 litres nous avions une autonomie 2 fois plus importante…

Au niveau du prix notre ABARTH 500 e TURISMO valait 41.790 Euros, le prix de base étant de 37.790 Euros. Bien sûr, cette version de base est déjà bien fournie avec un écran tactile de 10,25 pouces avec navigation intégrée, un combiné d’instrument TFT 7 pouces, une climatisation automatique, un système d’accès Keyless Go, des capteurs de luminosité, de pluie et un certain nombre d’aides à la conduite, mais aussi des feux avant full LED et des phares arrière à led également. La version Turismo reçoit en plus des jantes de 18 pouces, une sellerie cuir/Alcantara, des vitres surteintées, un toit panoramique et un système audio JBL.

Bien sûr, il y avait aussi quelques options :

  • Peinture « Vert Acido : 600 E
  • Câble de recharge mode 2 (domestique) : 350 E

Notre Abarth 500 e TURISMO valait donc : 42.740 Euros.

LES TAXES :

 BruxellesWallonieFlandre
Taxe de mise en circulation61,50€61,50€0,00€
Taxe de circulation annuelle97,68€97,68€0,00€
Eco malus/0€/
Les +Les –
Petite sportive très sympathique
Habitacle confortable de la « Turismo »
Silence de fonctionnement
Agile, maniable et très agréable en ville
Equipement très complet (Turismo)
Autonomie très limitée surtout en hiver
Prix
Consommation sur route
Bruit artificiel très décevant

Luc VANDERSLEYEN

Mise en page: Nicolas Vandersleyen                           

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