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Essai Skoda Octavia RS IV Combi : Break de chasse !

Skoda Octavia RS

Lorsque l’on parle de grand break routier, il est difficile de passer à côté de cette Skoda Octavia Combi. En effet, la marque tchèque appartenant à VAG est assez friande des grandes routières et ce, en proposant différents gabarits. De ce fait, notre Octavia de 4e génération (modèle sorti en 2020), se place entre la Scala et la Superb. Elle est bien sûr disponible en break (combi) ou en berline comme la Superb. Cette Octavia est d’ailleurs assez bien répandue au niveau des entreprises de notre petite Belgique comme véhicule de société pour les employés. En effet, elle allie un bon rapport qualité/prix/fiscalité. Après avoir réalisé les essais des modèles : 

  • Octavia Combi IV Style (article disponible ici)
  • Superb Combi IV Sportline (article disponible ici)
  • Superb Combi Scout TDI (article disponible ici)

C’est au tour de la version la plus sportive : « RS » de passer au banc d’essai ! 

Un large choix de motorisation pour cette Skoda Octavia RS 

De ce fait, cette Skoda Octavia RS se décline en différentes motorisations disponibles : 

  • 2.0l TSI 245ch 
  • 2.0l TDI 200ch 
  • 2.0l TDI 4X4 200ch 
  • 1,4l TSI 150ch + 115ch d’électrique : Total 245ch et 400Nm de couple combiné 

La version que nous avons eu à l’essai est bien cette dernière, avec le moteur 4 cylindres 1,4l TSI développant 150 ch, le moteur électrique développant 115ch et la batterie de 13 kWh. Le tout donne donc 245ch-400Nm associé à une boite DSG 6 vitesses. Même si Skoda aurait pu décider de placer le moteur électrique sur le train arrière, ils ont préféré garder une simple traction.

Skoda Octavia Combi RS essayée 

Un look de sportive ! 

A la première prise en main du véhicule nous remarquons tout de suite le travail qui a été réalisé d’un point de vue esthétique. En effet, la belle couleur extérieure bleue avec la calandre noire un peu agressive et les étriers de frein rouge donnent un rendu vraiment réussi à notre véhicule d’essai. D’autre part, l’habitacle n’est pas en reste non plus avec de beaux sièges avant semi-baquet badgés RS muni de lignes rouges. Rien qu’en ouvrant la porte on voit donc tout de suite qu’il s’agit d’une Octavia bodybuildée ! Une fois assis dedans on trouve rapidement sa position de conduite et la visibilité périphérique est bonne. Seul bémol des sièges, on ne sait pas régler le serrage du baquet, qui est un peu large pour les petits gabarits. Malgré tout, ils restent étonnamment confortables au quotidien, sans être trop durs.  

L’habitabilité, maître mot chez Skoda ! 

Le reste de l’habitacle est également bien fini et a bien évolué en dépassant même l’intérieur de la Skoda Superb (voir lien des articles plus haut). Ainsi, on voit que Skoda veut monter en gamme et propose une Octavia bien finie avec des matériaux de qualité, un combiné d’instrument digitalun affichage tête haute (une option à 749,99€) et un bel écran central reprenant quasiment toutes les fonctionnalités de confort, de connectivité et de navigation. Seul certains plastiques des portes et du tunnel de transmission notamment, laissent encore un peu à désirer. Cependant, Skoda propose toujours une habitabilité exemplaire en offrant un espace aux jambes idéals pour les plus grands gabarits quel que soit leur place assise dans la voiture. Et ce, avec encore un coffre très généreux (490 l qui peut aller jusque 1555 l avec les sièges rabattus). 

Autonomie électrique et recharge 

Une fois parti sur la route avec ce bolide on retrouve tout de suite le fonctionnement typique d’une hybride plug in : On roule principalement sur l’électricité sauf lorsque l’on accélère fort. En effet, le comportement routier est le même que celui de l’Octavia IV essayée il y a peu (article disponible ici) et ce, malgré les 70 Nm de couple et les 41ch en plus. En réalité, nous remarquons bien vite que le badge RS signifie « débridée », la technique reste identique entre les 2 véhicules. De ce fait, l’autonomie électrique de cette Octavia RS reste d’environ 35 – 40 kms réels en pouvant aller jusque 130 km/h tout en roulant normalement. Bien que cette Skoda Octavia RS soit un tout nouveau modèle, il est étrange d’avoir une batterie bridée aux bornes de recharge. En effet, nous pouvons nous brancher sur n’importe quelle borne de recharge mais la charge n’excèdera pas 3,6 kW quel que soit la borne. La batterie n’accepte pas plus. Ces petits 40 km d’autonomie prennent donc entre 3h45 (borne 3,6kW) et 5h10 (borne 2,3kW) pour la recharge. Quand on sait qu’avec un véhicule électrique comme l’Enyaq ou le VW ID4 la recharge sur une borne de 11kW prend environ 1min/km cela est assez frustrant de mettre autant de temps pour si peu d’autonomie. 

Cette Skoda Octavia Combi RS : aussi à l’aise en ville que sur autoroute !

En conduite urbaine, cette Skoda Octavia RS se révèle facile à manœuvrer et à garer malgré une caméra de recul mal éclairée la nuit. En ville, tout peut se parcourir entièrement sur l’électricité étant donné que les décélérations et le frein moteur, sélectionné grâce aux palettes au volant, permettent de récupérer de l’énergie. Malgré tout, cette Octavia reste un break et se veut plus optimisée pour les longs trajets autoroutiers. Sur ce terrain-là, nous pouvons sélectionner le mode hybride ou full électrique jusqu’à la décharge de la batterie. Si ce break de chasse se veut confortable sur autoroutele bruit de roulement prépondérant vient un peu déranger la quiétude des passagers et rend difficile une conversation entre les places avant et arrière. 

Mode « RS » ON ! 

Qui dit « RS » dit sportif ! Eh oui, mis à part le look elle doit réagir comme une sportive ou du moins s’en rapprocher. A ce niveau-là malheureusement nous restons un peu sur notre faim. En effet, l’architecture du véhicule avec les batteries et le réservoir de carburant à l’arrière n’optimise pas l’équilibre de ce break et sa traction. De ce fait, les 400 Nm de couple ont du mal à passer au sol via les 2 roues avant et cela se ressent avec beaucoup de patinage lorsque l’on accélère (sur sol sec et mouillé). Bien sûr les pneumatiques peuvent jouer un rôle mais cela n’empêchera pas l’avant de « se soulever et de se délester » lorsqu’on accélère, comme on peut le voir sur cette petite vidéo. Le 0 à 100 km/h est d’ailleurs moins bon pour cette version hybride que pour les versions TDI 4X4 ou TSI avec respectivement 7 secondes contre 6,8 pour les 2 autres. Bien sûr, les 200 kg supplémentaires n’aident pas non plus.

La Skoda Octavia Combi « RS » face à la concurrence 

Outre le démarrage, l’ensemble du châssis n’est pas vraiment optimisé non plus pour les courbes et le système hybride ne garde pas d’énergie dans la batterie, même en mode sport… On peut donc se retrouver avec une Octavia RS de 150ch une fois la batterie plate. Bien que le moteur 1,4l soit suffisant, il n’a pas pour autant de caractère sportif et peu manquer de souffle à bas régime. A ce niveau-là, il est dommage que Skoda ne se soit pas inspiré de la Peugeot 508 PSE, notamment pour qu’en mode sport il y ait toujours de l’énergie dans la batterie et qu’on ait toujours la puissance totale. Idem pour les suspensions qui se veulent adaptatives et très performantes sur la Peugeot. Elles permettent de coller celle – ci au sol quel que soit la conduite du pilote. Bien sûr le système 4 roues motrices avec 2 moteurs électriques de Peugeot permet de pallier les soucis liés au patinage et il serait surement judicieux de passer sur un système similaire pour l’Octavia, d’autant que les tarifs des 2 véhicules sont très proches. 

« Vroom vroom » par les baffles ! 

Mise à part cela, notre Skoda Octavia RS était munie, en mode sport, d’un faux bruit de gros moteur thermique permettant de donner une certaine ambiance aux accélérations. Néanmoins, celui – ci demeure plus être un gadget amateur qu’un vrai son de moteur thermique. Le vrai moteur essence ne fait, quant à lui pas beaucoup de bruit quel que soit le mode sélectionné comme on peut aisément l’entendre sur cette vidéo réalisée par nos confrères : https://www.youtube.com/watch?v=l1nZp5WcFW4 . Si cela à l’avantage de rester discret et silencieux pour conserver un bon confort dans cette Octaviaun échappement à clapet sur le modèle RS aurait été le bienvenu

Consommation de cette Skoda Octavia Combi RS 

Au niveau des consommations, en ville, la consommation électrique avoisine les 18 kWh/100kms tandis que sur autoroute, elle avoisine les 24,5 kWh/100 kms. A cela s’ajoute la consommation du moteur essence : environ 8,5l en ville et 6,5l sur autoroute. Au terme de notre essai de près de 700 km, nous avions consommé 4l/100 kms et 9 kWh d’électricité en rechargeant 1-2 fois par jour. Il faut aussi prendre en considération que la batterie peut être rechargée via le moteur essence en roulant mais que cela fait grimper la consommation autoroutière à environ 8,5 – 9l et qu’il faut approximativement 110 kms pour que la batterie soit pleine. 

Prix de cette Skoda Octavia Combi RS essayée

En conclusion, cette Skoda Octavia RS est donc un beau break de chasse, alliant un beau look, un bon confort et un aspect familial mais sans être réellement sportive ou avoir une vocation dans ce domaine-là. En effet, avec cette motorisation hybride plug in, mieux vaut adopter une conduite en bon père de famille qu’une conduite sportive. Dommage pour un badge RS et le supplément qui va avec. En effet, le prix de notre Octavia Combi RS était de 50 350€ TVAC hors options. A cela, il faut ajouter les options :

  • Peinture Race blue : 700€
  • Sièges avant et arrière chauffants réglables séparément : 455€
  • Jantes en alliage 7,5Jx19’’ Altair : 610€
  • Coffre à ouverture et fermeture électrique avec virtual pedal + pack sleep : 970€
  • Pack RS comprenant le système de navigation Columbus, le park assist, le bluetooth, les gicleurs de lave glace avant chauffants, le filet de séparation, la climatisation 3 zones et le pare-brise chauffant : 4150€
  •  Le toit ouvrant panoramique : 1200€
  • Les phares antibrouillards avant avec éclairage de virage : 120€
  • L’affichage tête haute : 750€
  • Dynamic châssis control avec drive mode select : 860€
  • Travel assist, reconnaissance de signalisation avec advanced lane assist et traffic jam assist : 700€
  • Préparation à la livraison : 239€

Notre Skoda Octavia RS d’essai valait donc 61 104€. Cela donne un total de 7500€ de plus que l’Octavia IV Style essayée il y a peu. Au niveau des taxes : 

  Bruxelles Wallonie Flandre
Taxe de mise en circulation 867€ 867€ 46,23€
Taxe de circulation annuelle 248,95€ 248,95€ 125,72€
Eco malus / 0€ /

Résumé de la Skoda Octavia Combi RS essayée 

Les + Les –
Habitabilité
Nouveau design du tableau de bord
Volume de coffre
Rangements
Écran central – combiné d’instruments et affichage tête haute
Sièges RS 
Bruit de roulement sur autoroute
Caméra de recul la nuit
Temps de recharge trop long 
Motricité
Pas vraiment « RS »
Prix  

Nicolas Vandersleyen