Les pick-up, FORD les connaît bien puisque qu’il les produit depuis 70 ans et depuis 43 ans son pick-up F150 est en tête des ventes aux États-Unis tout en étant à sa quatorzième génération ! Cependant, pour l’Europe, il fallait un pick-up plus petit et Ford avait, depuis 1979, racheté une partie du capital de Mazda. Des plateformes étaient partagées entre les deux constructeurs. C’est tout naturellement qu’en 1998, apparaît un Ford Ranger qui n’est autre qu’un Mazda B2500 rebadgé. 

Cependant en 2011, Ford revoit son pick-up RANGER avec Ford Australie et propose son Ranger avec un design plus affirmé et de nouveaux moteurs tout en reprenant la plateforme du pick-up Mazda BT-50. Ce dernier disparaît du marché européen. Equipé d’un 2.2 TDCi de 150 ch ou d’un 3.2 TDCi à 5 cylindres de 200ch, il connaît d’emblée le succès et caracole parmi les ténors de la catégorie. En fin d’année 2019, ces 2 moteurs sont remplacés par un unique 2.0 l diesel EcoBlue venu de ses utilitaires Transit. Ce 2 litres est disponible avec plusieurs niveaux de puissances : 130, 170 avec un simple turbo ou 213 ch avec un bi-turbo. Côté boîte, on trouve une classique boîte manuelle à 6 rapports, mais, il peut aussi recevoir une boîte automatique à 10 vitesses pour les 170 et 213 ch. Cette dernière équipe aussi le F-150 Raptor ainsi que la nouvelle Mustang. C’est cette dernière version de 213 ch avec 500 Nm en finition Wildtrack que nous avons essayé en double cabine.

D’emblée, nous découvrons un habitacle vaste et confortable à l’américaine avec un équipement très complet-digne d’une berline- tant pour le confort que pour la sécurité- et une finition plutôt luxueuse pour un pick-up avec une sellerie en cuir avec des surpiqures de teinte rouge sur les sièges et le tableau de bord. Le combiné d’instrument est relativement petit et le tachymètre est classique. L’ensemble pourrait être amélioré d’un point de vue lisibilité. Par contre l’écran central de 8 pouces est bien lisible et facile à prendre en main. Les sièges sont très confortables et la position de conduite idéale se trouve aisément. Malgré son gabarit, ce Ranger se conduit très facilement, la visibilité est correcte et la caméra de recul- très précise- est des plus utile pour les manœuvres en ville. 

Certes avec ses 5,28 m, ce n’est pas le véhicule idéal pour la ville, mais sa boîte de vitesse à 10 rapports assez réactive passe les rapports en douceur et son mode séquentiel se commande avec le pouce sur le côté du levier de vitesse. Malheureusement, avec ses nombreuses vitesses, il faut vraiment descendre plusieurs vitesses pour avoir enfin du frein moteur… Le moteur, lui, se montre discret dès le démarrage et les suspensions sont presque aussi confortables que celles d’une berline, malgré les lames de ressort à l’arrière. Le confort est même préservé au passage des casse-vitesses qui sont de plus en plus nombreux. 

Sur les petites routes sa tenue est saine, le confort est de très bon niveau, sauf sur la banquette arrière dont le dossier est trop raide, et la boîte de vitesse est un régal. Malheureusement, il garde une chaîne cinématique très classique puisqu’il faut rouler en permanence en propulsion et que l’on ne peut passer aux 4 roues motrices – à la volée et jusqu’à 120 km/h via un bouton sur la console centrale- que sur routes glissantes ou non revêtues. Néanmoins, la motricité de ses 2 roues motrices est excellente même sur chemins ou routes mouillées. Bien sûr, on dispose en plus d’une gamme de vitesses courtes et d’un blocage du pont arrière, qui -et ce n’est pas courant- fonctionne aussi lorsqu’on est en propulsion. 

Hors des sentiers battus, ce Ranger est un véritable franchiseur qui dispose d’une motricité remarquable et qui se joue des difficultés du terrain. Avec les pluies de ce mois de décembre, nous l’avons essayé sur des chemins détrempés et très boueux qu’il a parcourus avec beaucoup d’aisance, même en 2 roues motrices ! Bien sûr, il a le défaut de tous les pick-up : un angle ventral et un angle de sortie (27°) très moyens. Sa garde au sol est de 230 mm et il peut passer des gués de 80 cm. 

N’oublions pas qu’un pick-up est avant tout un utilitaire et que notre Ranger, qui pèse à vide quelques 2379 kg peut tracter une remorque de 3,5 tonnes et a une charge utile de 1024 kg. Ses dimensions : L/l/h :5,28 m/1,87 m/1,80 m sont classiques pour les pick-up sur notre marché européen. Bien sûr, comme de nombreux pick-up, il est aussi disponible en Simple Cab, Super Cab ou Double Cab en finition SL, XLT, Limited et Wildtrack. Cette dernière version dispose du démarrage sans clé et de l’assistance au parking…

Au niveau de la consommation, nous sommes arrivés à une moyenne de 11 l/100 km, mais en roulant beaucoup en ville. On peut certainement arriver à moins de 10 l/100 km sur route. Pour le prix, il reste assez raisonnable avec un tarif, TVA comprise, de 46 089 Euros pour cette version essayée toute équipée.  

LUC VANDERSLEYEN

Mise en page : Nicolas Vandersleyen

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