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Essai Mazda MX-5 2.0l skyactiv-G « RF »

Etes-vous à la recherche d’une voiture orientée sur le plaisir de conduire, de petit gabarit, presque passe-partout, avec un budget raisonnable pour rouler les cheveux au vent en été ? Nous l’avons trouvé pour vous, c’est sans hésiter la Mazda Mx-5 qu’il vous faut ! En effet, cette petite sportive japonaise qui a l’air inoffensive  est en réalité une machine redoutable une fois prise en main !

Son châssis parfaitement équilibré avec sa répartition des masses AV/AR de 50/50, son centre de gravité très bas  et son train arrière moteur lui donnent un caractère joueur pour un  plaisir inégalée. Il n’est pas rare d’ailleurs d’en voir réaliser des chronos excellents sur circuit (par exemple circuit de Mettet) avec des petits moteurs 1,5l et 2l essence atmosphérique développant respectivement 132ch (à7000 tr/min) et 184 ch (à 7000 tr/min). C’est aussi grâce à son poids très bien contenu de seulement 1044 kg (1073 kg pour le moteur 2l) en ordre de marche que cette décapotable nippone peut être aussi joueuse. Elle démontre clairement qu’il ne faut pas avoir des centaines de chevaux pour se faire plaisir.

En effet, une fois le siège adapté à votre
taille (attention les grands gabarits), 
ce petit cabriolet devient rapidement très joueur et très agréable à
conduire. A 120 km/h, nous sentons bien que nous sommes à cette vitesse et
qu’il n’est pas nécessaire de rouler plus vite pour ressentir de bonnes
sensations (contrairement à d’autres véhicules qui avalent les kilomètres sans
procurer spécialement de plaisir à leurs occupants). D’ailleurs, le terrain de
jeu favoris de la Mx-5 n’est pas les longues lignes droites des autoroutes, mais
bien les petites routes de campagne sur lesquelles elle peut s’exprimer avec
toute sa splendeur dans les virages (où elle vire à plat) et les relances
lorsque le moteur nous signale sa vivacité par un doux ronronnement mélodieux
qui donne envie de baisser le son de la radio. D’ailleurs l’un de ses atouts
est son mode de transmission : une boite manuelle (une automatique est
aussi disponible sur la version RF) permet de sélectionner le rapport que l’on
désire et le couple moteur est alors transmis aux deux roues arrière. De quoi
s’amuser si l’on en a envie !

D’autres part, cette petite décapotable au
design très réussi est également restée très confortable pour une voiture
relativement basse. Les inégalités de la route ne sont pas trop ressenties dans
le dos et ne gâchent pas le plaisir de conduite, seuls les gros casses-vitesses
demandent de réduire l’allure pour ne pas abimer le bouclier avant. Mis à part
cela ce petit roadster contient tout ce dont nous désirons actuellement comme
aide à la conduite et confort de bord : sièges en cuir (pour notre version
d’essai), GPS, radio, climatisation automatique, contrôle d’angles morts,
reconnaissance des panneaux de signalisation, contrôle de la pression des
pneus, système de maintien de voie et un capot moteur actif de façon à amortir
la chute d’un éventuel piéton si le conducteur n’a pas su freiner à temps après
l’avertissement de la voiture.

Et enfin, dernier point important et positif
de ce petit roadster amusant : son prix. Le modèle de base commence en
effet, à 26 990 € avec une capote et 29 990€ pour la version RF (Retractable
Fasback) avec un toit rigide escamotable. Une fois le moteur 2.0l ajouté et
quelques options de finitions extérieures et/ou intérieures, nous arrivons à un
véhicule d’essai d’environs 33 000€, ce qui est plutôt raisonnable pour une
voiture totalement équipée. D’ailleurs, cela n’est pas égalé par d’autres constructeurs.
Seul l’habitabilité et la place disponible dans le coffre pourraient donc
repousser d’éventuels acheteurs.

Nota bene :
Il est bien sûr possible de refaire une nouvelle cartographie moteur chez un
« chiptuneur » pour gagner quelques 5% de chevaux et de couple. Cela
n’avance malheureusement pas à grand-chose faute du moteur atmosphérique. La
meilleure solution si l’on veut vraiment qu’elle avance plus « fort »
(pas nécessaire selon nous) est de passer par le préparateur anglais « BBR
GTI » spécialisé depuis de nombreuses années dans les préparations de la
Mx-5. Grâce à des kits comprenant diverses pièces taillées sur mesures tels
que : arbres à cames, échappement, ressorts de soupapes, etc, il est
possible de monter le petit 2.0l à 200 ou 220 chevaux. De quoi ravir les plus
mordu de puissance !

Nicolas Vandersleyen