Les vrais véhicules tout terrain sont de plus en plus rares et le Toyota Land Cruiser fait partie de ce cercle très fermé. C’est au Salon de Francfort de 2017 que nous pu découvrir cette dernière génération. Nous avons pu l’essayer pour vous.

Il est équipé d’un moteur turbo diesel de 2,8 l developpant 177 ch et un couple de 450 Nm de 1600 à 2400 tr/min et a des émissions de CO² de 194 gr/km. Il est couplé à une boîte automatique à 6 rapports et dispose aussi d’une gamme de vitesses courtes avec des différentiels central et arrière blocables par un bouton sur la console centrale. A noter qu’il dispose d’une transmission intégrale permanente avec un différentiel central Torsen qui réparti automatiquement le couple entre les essieux avant et arrière suivant une répartition 50/50 à 30/70%. La suspension est indépendante à l’avant à double triangulation tandis que l’essieu est resté rigide à l’arrière. A noter qu’il a une suspension pneumatique à l’arrière. Si on peut soulever la caisse à l’arrière, la garde au sol -215 mm- ne change pas puisque c’est la distance du sol à la boule de pont. Par contre l’angle de sortie est amélioré. La vitesse maxi est de 175 km/h et on passe de 0 à 100 km/h en 12,7 sec.

Au niveau du design, le Land Cruiser apparaît comme un gros break polyvalent, mais pour cette dernière génération toute la partie avant a été modernisée. Les phares ont été redessinés et sont de type LED avec des feux de jour à LED. Le capot a été creusé sur les côtés et en son centre pour améliorer la visibilité tandis que le bouclier avant est plus haut pour augmenter l’angle d’entrée (31°), les antibrouillards ont été déplacés et les aérations rehaussées. A bord, le tableau de bord a été redessiné et la console centrale abaissée pour la visibilité.

Les commandes du système multimédia, du chauffage /climatisation et les commandes des fonctions tout terrain ont été regroupés sur la console centrale. Le combiné d’instruments est composé de 4 compteurs entourant un écran couleur multifonction de 4,2 pouces. Le volant vient du Land Cruiser SW. L’ensemble est de qualité et apparaît très robuste. En ville et sur route le Land Cruiser apparaît très confortable avec une excellente position de conduite, cependant, la boîte automatique n’est pas aussi fluide que celles de la concurrence. Elle se révèle lente à réagir et montre une certaine hésitation si on roule trop nerveusement. Il convient de rouler en douceur. Sur les petites routes de montagne sinueuses, il conviendra de l’utiliser manuellement.

Ce véhicule est plus un baroudeur qu’un véhicule routier encore qu’il montre une très grande polyvalence. Hors des sentiers battus, il est très confortable et très performant. Les obstacles sont franchis avec facilité. La motricité est exceptionnelle si bien que le Land Cruiser est à l’aise sur les pistes boueuses ou sablonneuse, les pistes rapides rocailleuses et cassantes où les déformations du terrain sont gommées grâce à l’efficacité des systèmes KDSS et AVS de la suspension. De plus on dispose d’un Crawl Control qui lui permet d’évoluer sans intervention du conducteur (sauf le volant !) sur des surfaces très accidentées suivant 5 allures différentes. Il y a aussi le Multi-Terrain Select avec 5 modes : Boue & sable, cailloux instables, terrain bosselé, Rochers & poussières et Rochers. En fonction du mode choisi, le système adapte l’accélération, le freinage et le contrôle de traction afin de garantir la meilleure adhérence. Toyota a ajouté un mode auto qui définit le mode idéal selon la vitesse choisie du Crawl Control. Il est dommage que ce Multi-Terrain Select ne fonctionne qu’avec la gamme de vitesses courtes engagée. Il est vrai que d’autre part, Toyota propose les modes de conduite pour la route : Eco, Comfort, Normal, Sport S et Sport S+. A noter qu’en tout terrain, la boîte auto fait un excellent travail.

En résumé, en franchissement, ce Land Cruiser est très confortable et très efficace. Par contre pour un usage quotidien, il ne doit pas être brusqué et devra être utilisé en bon père de famille même s’il reste très confortable et permettra de longs voyages. Au niveau de la consommation, nous avons relevé 10,2 l./100 km de moyenne sur l’ensemble de notre essai. Le Land Cruiser 150 essayé était une version Premium très bien équipée et proposée à 71.080 Euros. Avec l’option 7 places (et écran arrière) à 2950 Euros et avec la peinture métallisée à 650 Euros, il revient à 74.680 Euros.                

Luc VANDERSLEYEN

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